Nous avons tous je crois, une certaine expérience Avec ce sentiment; il nous est familier. Et si le plus souvent il règne durant l’enfance Il est clair qu’à tout âge, on le laisse s’exprimer.
Diverses situations, maintes circonstances Nous mènent à vivre cet état singulier Avoir la sensation d’être en effervescence Comme si à l’intérieur tout notre sang bouillait.
Parfois c’est dans l’attente d’une récompense Et dans ce cas précis on est tout enjoué Comme quelques heures avant le début des vacances Qu’on ne tient pas en place, qu’on se met à danser.
Mais si c’est un caprice sans réelle importance Il est fort probable qu’on finisse par bouder Cette émotion entraîne, bien souvent l’insolence Quand on ne sait attendre et qu’on ne fait que râler.
C’est que ce sentiment demande de l’excellence Afin de ne pas tout de suite abandonner Et voir l’échec comme une renaissance Recommencer encore, jusqu’à…y arriver.
Mais lorsque l’on a des exigences Et qu’on veut tout de suite du concret On a tendance à prendre comme une pénitence L’inconstance du succès.
Ce ressenti fait naître de l’impuissance Quand dans l’attente on fixe le sablier Il ne faut pas prendre cela comme une offense Le temps fait son travail, il faut le respecter.
Si dans bien des contextes on risque l’imprudence De part nos gestuelles trop vite effectuées Dans d’autres cas on manque d’indulgence Quand l’erreur de l’autre on ne sait pardonner.
Dans cet émoi, l’univers teste notre endurance Et celui qui trépigne pourrait bien trébucher Si l’on saisit qu’il faut de la persévérance Alors au bout du compte on a tout à gagner.
Ainsi, je partage avec vous cette éloquence Car je soutiens que la plus belle qualité Est qu’humblement on sache, dans le silence Des heures durant, regarder l’herbe pousser.
Les légendes, les mythes, nous décrivent les Enfers Comme un gouffre sans fin d’où jaillissent des flammes, On dit qu’à cet endroit, il règne une atmosphère Angoissante, cauchemardesque où se morfondent les âmes.
On y trouverait des démons, des entités, des créatures Qui jouent de mauvais tours aux déchus égarés… Tant de scènes effrayantes, dans la littérature, Des titans en colère, des dragons à terrasser.
C’est qu’il nous parait loin, l’empire de Lucifer, Pourtant la porte est là, elle est juste à coté. Nul besoin de se rendre, en bas, six pieds sous terre Pour rencontrer les ombres, en soi il faut plonger…
Mais la noirceur de ces lieux nous tient à distance Et nous pouvons compter sur nos fidèles réflexes; Le déni en parfait mécanisme de défense; L’Être humain est paré dans son armure complexe.
Ainsi nous nous méfions des emprises de ce Monde Sans même se douter que le pire se trame; Au plus proche du cœur, une antre bien profonde Héberge des créatures, des petits êtres infâmes.
Ils sont tellement discrets qu’on ne soupçonnerait pas D’être nous même l’hôte de ces vils sacripants Mais c’est qu’ils sont malins et habiles comme des rats Et ne se gênent pas pour envahir l’inconscient.
Ils attisent les feux de la peur et de la haine, Se nourrissent des lambeaux de nos vieilles blessures Et on accuse chaque fois le pauvre Croque-mitaine Alors que nos insomnies sont leurs insidieux murmures.
Ils sont machiavéliques et mettent en place des pièges Pour détourner leur hôte du juste et droit chemin Leur but ultime étant (se sont de fins stratèges!) De nous faire vivre, un calvaire sans fin.
Lentement mais surement, le travail à la mine Leur fait gagner du terrain sur l’emprise de votre âme Si vous n’affrontez pas dès le début cette vermine Alors attendez-vous à un sacré programme.
Ils vous poussent à juger, mépriser, dénigrer, Ce qui se passe autour, autrui, et même pire Si l’Amour en dedans commence à faner, Votre cœur est l’otage de ces satanés vampires!
S’ils vous chuchotent à l’oreille que vous ne valez rien Et que devant le miroir votre estime se meurt Ne soyez pas esclave, regagner vos moyens En vous rappelant que tout ceci n’est qu’un leurre
Mais il arrive que parfois, on puisse s’attacher À ces drôles de satyres, et que leur compagnie Ne nous déplaise pas tant, qu’on soit habitué Qu’on les nourrissent et même qu’on les garde pour amis.
Le traquenard est là, qu’on se prenne d’affection Pour ce qui nous hante, nous cloue au plus bas Que « ad vitam aeternam », on soit dans l’illusion Et que la crainte du changement soit le mauvais combat.
Haine, Peur, Amertume, Colère… Tant de noms que peuvent ces démons porter Et pour nous enfermer loin de la lumière Nous conduisent dans le ravin du doute, aveuglés.
Souvenez-vous d’une chose: que vous êtes l’unique À posséder la clef de votre propre Enfer Remettez donc au cachot ces entités cyniques Et condamner la porte avec un beau Cerbère…
L’esprit entre quatre murs, on rencontre le Temps On change nos habitudes comme on change de peau Et si pour quelques humains c’est un bouleversement Il est l’heure de renaître, de changer de propos.
C’est bien ce que soumet, le Ciel à ses enfants Qui s’égarent sans cesse en ces temps atypiques Le repos qu’il impose comme un amendement Est tellement nécessaire, qu’il est épidémique.
Certes le bilan est lourd et les larmes diluviennes Le virus démoniaque n’a aucune pitié S’il vous a repéré et vous prend dans ses chaînes Sachez que la prière pourrait le désarmer.
Mais si vous êtes chanceux, que le mal vous épargne Que le congé vous cloue au seuil de la maison Soyez donc inventif et voyez la lucarne Comme une fenêtre ouverte sur un bel horizon.
Appréciez la musique que vous joue le silence Venez à la rencontre de ce qui vous habite Alors la solitude deviendra abondance Enfin cet espace clos, n’aura plus de limite.
Redécouvrir le corps, qu’on use à tout bout de champs Le laisser s’exprimer au rythme qui lui plait S’accorder sur son cycle, l’écouter sincèrement Oser sans fioritures, incarner qui on est.
Le cortège hivernal laisse place au Printemps Allons dans le jardin pour enfin mettre en terre Ce qui ne concerne pas, le dit « moment présent » De belles fleurs vont naître.
Je demande à l’AIR de purifier mon Âme Que la danse des Sylphes, que le souffle des Anges Allègent mon être, que mon Aura émane Que je me sente légère…comme une Mésange.
Je demande à la TERRE de filtrer mes Peines Et de les transformer en puissante énergie En offrande, mes tracas plantés telle une graine Deviendront espoirs, c’est cela la Magie..!
Je demande au FEU suprême de transmuter mes Peurs En cendres les réduire, mais comme rien ne se perd Se nourrir de cette force, profiter de sa chaleur Et ramasser des diamants dans cette poussière.
Je demande à l’EAU de nettoyer mon Corps Aux rivières, aux torrents, aux sources, aux fontaines Quand celle-ci est bénite, le tourment s’évapore Nul besoin du Gange, sous une pluie diluvienne.
Je demande à l’ESPRIT d’harmoniser mon Être Qu’il s’éveille en moi, que je sois Quintessence C’est lui qui me guide, me permet de renaître Il est certes subtile mais a grande importance.
Les cinq Éléments composent mon Panthéon Ces forces naturelles m’accompagnent chaque jour Ils me permettent d’établir cette forte connexion Avec l’Univers, au son du Tambour…
Il faut s’armer de patience de force et de courage Lorsque l’on entreprend de faire le Grand ménage Mais n’est ce pas là, le début d’une vie meilleure? Quand pour la quête du Soi on ne compte plus les heures.
Il arrive qu’on décide sur un coup de pleine Lune De faire un bilan; sagement, sans rancune D’attaquer en conscience certains gros travaux Et d’enfin faire la paix avec ses profonds maux.
Mais parfois sans choisir l’Univers nous impose Une intrépide virée, là où on entrepose Des dossiers oubliés et des gros sacs de nœuds Qu’on redécouvre pantois…Quel instant migraineux!
Vous voulez vous enfuir mais la porte se referme Et hélas ce n’est pas un vulgaire escape game Considérez l’aventure comme une chance inespérée Et à la fin de l’épreuve, vous trouverez la Clef!
Vous êtes un peu inquiet et au bord de la colère Dans la pièce il fait sombre, la seule source de lumière Est celle de l’espoir, dans vos yeux qui auscultent Qui cherchent la sortie, que votre esprit occulte.
Dans ces sacs de nœuds il faut trouver le fil Doucement le démêler avec des doigts agiles Jusqu’à tenir en main un passé dénoué Qu’ainsi ce fil serve au futur à tisser.
Vous êtes sur la bonne voie; la pièce mystérieuse Prend enfin plus de sens, devient plus lumineuse. Quelque part sur un mur, un poussiéreux miroir Il n’est point banal; sa glace est en obsidienne noire.
D’un regard curieux vous vous en approchez Essayant de décoder ses reflets abstraits Sans comprendre pourquoi, vous vous trouvez ému Sentant en votre sein que quelque chose remue.
Là cet abscons tableau cherche à vous parler Il renvoie des images avec plus de clarté Évoque des émotions et des sujets tabous On dirait qu’il sait tout ce qu’il y a au fond de Vous.
Il semble connaitre par cœur vos hontes et vos blessures Que vous avez caché, non loin, derrière ce mur Et il vous les présente sous un autre horizon La poésie les rend belles, et leurs donne raison.
Il vous explique alors que tout ce qui est dans le cœur À le droit d’exister, même si ce sont des peurs Que chaque sentiment à sa justification Et qu’il faut y porter une réelle attention.
Un puissant lien éclos de cet échange mystique C’est qu’il vous fascine…ce miroir atypique! Vous avez presque envie de ne plus le quitter Car vous êtes attendris par ce qu’il a raconté.
Sur sa glace opaque, d’une tendre caresse Vous le remercier pour cette incroyable justesse Pour cette leçon de vie tout juste bien tombée Un recentrage éclair dans votre Vérité.
En réponse à cela, le miroir d’un noir dense Fait preuve à son tour d’un peu de transparence Il laisse apparaître une image familière Et c’est votre reflet…derrière la poussière.
Vous parliez à vous même, à votre chère Âme Sans vous rendre compte de cette jolie trame Et cette pièce, d’abord sombre, finalement lieu d’initiation Est à l’intérieur de vous, on l’appelle Introspection.
Naviguer dans l’Abîme de nos obscures questionnements Y chercher la Lumière et trouver en chemin D’autres interrogations, bon nombre de raisonnements Interminable est la quête, on y avance sans fin.
Il faut faire parait-il, des théories, des choix Pour donner quelque sens à ce Grand Mystère Nous cherchons à tue-tête mais nous oublions parfois Que nous avons sous le nez les Sept lois de l’Univers.
Mais l’Homme par nature veut saisir le sauvage Il aspire à mettre en boîte l’insaisissable cosmos Pour l’observer, l’étudier tel un oiseau en cage, Et contrôler chaque instant en défiant Chronos.
Insatiable il court toujours à la conquête de l’Or Oubliant le doux rythme du tambour du Cœur À force d’échecs et d’épuisement il percutera alors Que cette pierre de Soleil brûle en son intérieur.
Quand il aura acquis qu’il ne faut point courir Et que les Clefs sont là juste à portée de main Qu’un regard vers le ciel lui permettra de se dire Que la richesse du Monde demeure en son sein
Il retrouvera sa place auprès des sœurs Étoiles Enfin apaisé d’avoir trouvé la lumière Aligné, transparent, débarrassé de ce voile Qui éloigne de l’évidence, nous enferme dans la matière…
Ce soir le Macrocosme peint un tableau subtile; La Lune bientôt pleine, s’apprête pour le Cancer Tandis que le Soleil, rêve de leur idylle Elle se fera désirer dans l’ombre de la Terre.
L’alignement des Astres à lire comme un présage? Quelques leçons de vie, le Cosmos nous chante Et peut-être jusqu’à comprendre en l’Eclipse un message Soyons bien attentifs, cette nuit sera parlante.
« Ce qui est en Haut est comme ce qui est en Bas » Nous le rappelle Hermes, le Messager des Dieux Alors préparons nous, ce soir c’est le Sabbat À enfiler nos ailes, à regarder les Cieux.
Dans ces moment cycliques où l’Univers s’impose Nos corps tels des paquebots perdent souvent la boussole Les émotions chavirent parfois pour peu de chose Tout comme il en faut peu, pour que l’on se console.
Car nos Eaux intérieures, à l’image de la marée Se mouvent, se balancent sous la gravité Par les lois de ce Monde nous sommes influencés Mais sachez que la Nature a tout bien calculé.
Et nous funambulons sur la corde sensible La tête dans la Lune comme Pierrot, Colombine Si on prenait exemple pour trouver l’équilibre Comme les plantes en Hiver, redescendre aux racines.
Au lieu de se courber, redressons notre échine Ouvrons en grand les bras, accueillons le changement Préparer le terrain, retirer les épines Qu’on a nous même planté, la plus part du temps.
Enlevons ces pansements qui ne font que cacher Des plaies parfois si belles et qui font qui nous sommes Accepter la mouvance et laisser s’exprimer Comme les Corps célestes, nos corps et leurs symptômes.
En ces jours décisifs, l’étonnante carte du Ciel Nous invite à danser pour éviter la chute Alors nous ferions bien de prendre ses conseils D’accompagner le mouvement, d’abandonner la lutte.
Laissons un peu ouvertes les portes que l’on redoute Qui nous mèneront certes, on ne sait où demain Ne pas sans cesse fuir, l’inconnu qui déroute Et se laisser porter, faire confiance au Destin…
L’Ego, capitaine de nos vies est un fier conquérant Prêt à museler l’Âme pour garder le dictât Il use de ses pouvoirs pour être au premier rang Et défile fièrement dans ses beaux apparats.
L’Ego est une armure mais elle n’est pas sans faille Un poignard dans le mille; elle se brise comme du verre On recolle les morceaux, on en fait un vitrail Pour cacher ses faiblesses au reste de l’Univers.
Mais lorsque l’on retire, ce masque qui nous enferme Souvent on entrevoit un amas de blessures C’est bien cet Ego qui nous permet à terme De garder le dos droit et de faire bonne figure.
Certains trouvent agréable de marcher dans son ombre De se laisser porter par ce Moi imposteur D’autres ignorent son manège et l’emportent dans leur tombe Moi j’aimerais le dissoudre et libérer les rancœurs.
Dans chaque recoin l’Ego sait se cacher Dans l’Esprit, dans le Corps il dépose ses scories Mais comme toute matière on peut le purifier Le rendre lumineux, grâce à l’Alchimie!