
Nous avons tous je crois, une certaine expérience
Avec ce sentiment; il nous est familier.
Et si le plus souvent il règne durant l’enfance
Il est clair qu’à tout âge, on le laisse s’exprimer.
Diverses situations, maintes circonstances
Nous mènent à vivre cet état singulier
Avoir la sensation d’être en effervescence
Comme si à l’intérieur tout notre sang bouillait.
Parfois c’est dans l’attente d’une récompense
Et dans ce cas précis on est tout enjoué
Comme quelques heures avant le début des vacances
Qu’on ne tient pas en place, qu’on se met à danser.
Mais si c’est un caprice sans réelle importance
Il est fort probable qu’on finisse par bouder
Cette émotion entraîne, bien souvent l’insolence
Quand on ne sait attendre et qu’on ne fait que râler.
C’est que ce sentiment demande de l’excellence
Afin de ne pas tout de suite abandonner
Et voir l’échec comme une renaissance
Recommencer encore, jusqu’à…y arriver.
Mais lorsque l’on a des exigences
Et qu’on veut tout de suite du concret
On a tendance à prendre comme une pénitence
L’inconstance du succès.
Ce ressenti fait naître de l’impuissance
Quand dans l’attente on fixe le sablier
Il ne faut pas prendre cela comme une offense
Le temps fait son travail, il faut le respecter.
Si dans bien des contextes on risque l’imprudence
De part nos gestuelles trop vite effectuées
Dans d’autres cas on manque d’indulgence
Quand l’erreur de l’autre on ne sait pardonner.
Dans cet émoi, l’univers teste notre endurance
Et celui qui trépigne pourrait bien trébucher
Si l’on saisit qu’il faut de la persévérance
Alors au bout du compte on a tout à gagner.
Ainsi, je partage avec vous cette éloquence
Car je soutiens que la plus belle qualité
Est qu’humblement on sache, dans le silence
Des heures durant, regarder l’herbe pousser.