Terrasser la Bête

Nichée au sein de chaque cœur
Parfois discrète et impalpable
Sommeille une bête appelée Peur
Gardienne de Portes infranchissables

Autour elle tisse d’une matière dense
Une toile épaisse, une étoffe coriace,
Que seule peut vaincre la Confiance
Cette arme d’esprit forgée d’audace.

Derrière ces Portes s’ouvre l’Inconnu
Un nouveau Monde plus grand encore
Mais l’accès au fruit défendu
Demande l’abandon du confort

Il faut combattre cette créature
Qui n’est en fait qu’une bête de somme
Qui se nourrit de nos blessures
Qu’inconsciemment on emprisonne…

Pour cette épreuve prendre son temps
Cette Peur, apprendre à la connaitre
Parfois chercher dans notre sang
Ce qu’on laissé tous nos ancêtres.

Il n’est pas simple d’aimer la bête
Pourtant certains osent l’embrasser
Comme elle grandit dans notre tête
Le minimum est de l’écouter.

C’est un travail de longue haleine
Mais synonyme de liberté
Lorsqu’on retire de l’ADN
Ce qui tend a nous abimer

Si la puissance de l’animal
Ne peut que vous agenouiller
Demeurez face pour qu’au final
Rien de tout ça ne soit renié.

Et le travail fera qu’un beau jour
Vous trouverez son talon d’Achille
Vous parviendrez à votre tour
À rendre cette bête fragile.

Quand viendra l’heure de l’enterrer
Faites le sermon qu’aujourd’hui
Vous ne laisserez plus s’installer
Ce genre de larve dans votre esprit.

Ouvrez les portes et choisissez
Une nouvelle graine, un nouvel outil
L’Humour, l’Art, la Relativité…
Tant d’autres façons de voir la Vie.

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