Cette geôle dissimulée dans la désinvolture,
Cette cage-carcasse, cantonnant notre esprit,
Ce corridor infernal où s’inscrivent les blessures,
Le corps est un cachot pour celui y vit.
Chaque prisonnier est seul, dans sa tour de chair,
Ayant le camouflage comme seul échappatoire,
Tantôt acceptant l’hôte, brisant la hache de guerre,
À peine le lendemain, jugé par le miroir.
C’est dans les yeux de l’autre, que nous faisons foi,
Et créons l’estime qui couronne nos têtes,
Comme un fragile diadème, se brisant parfois
En mille pièces est, l’image parfaite.
Et un jour la raison vient arracher en lambeau,
Ces apparences futiles, dont nous sommes enduits,
Par la peau déchirée d’un revers de couteau,
L’Etre profond, l’ego, de la surface resurgit.
La beauté dissimulée dans une écorchure profonde,
Ensevelie de honte , de mépris, d’ignorance,
Et enfin déterrer cet émoi d’outre-tombe
Par l’acceptation de soi comme une délivrance.
