Magie Élémentaire

Je demande à l’AIR de purifier mon Âme
Que la danse des Sylphes, que le souffle des Anges
Allègent mon être, que mon Aura émane
Que je me sente légère…comme une Mésange.

Je demande à la TERRE de filtrer mes Peines
Et de les transformer en puissante énergie
En offrande, mes tracas plantés telle une graine
Deviendront espoirs, c’est cela la Magie..!

Je demande au FEU suprême de transmuter mes Peurs
En cendres les réduire, mais comme rien ne se perd
Se nourrir de cette force, profiter de sa chaleur
Et ramasser des diamants dans cette poussière.

Je demande à l’EAU de nettoyer mon Corps
Aux rivières, aux torrents, aux sources, aux fontaines
Quand celle-ci est bénite, le tourment s’évapore
Nul besoin du Gange, sous une pluie diluvienne.

Je demande à l’ESPRIT d’harmoniser mon Être
Qu’il s’éveille en moi, que je sois Quintessence
C’est lui qui me guide, me permet de renaître
Il est certes subtile mais a grande importance.

Les cinq Éléments composent mon Panthéon
Ces forces naturelles m’accompagnent chaque jour
Ils me permettent d’établir cette forte connexion
Avec l’Univers, au son du Tambour…

V.I.T.R.I.O.L

Il faut s’armer de patience de force et de courage
Lorsque l’on entreprend de faire le Grand ménage
Mais n’est ce pas là, le début d’une vie meilleure?
Quand pour la quête du Soi on ne compte plus les heures.

Il arrive qu’on décide sur un coup de pleine Lune
De faire un bilan; sagement, sans rancune
D’attaquer en conscience certains gros travaux
Et d’enfin faire la paix avec ses profonds maux.

Mais parfois sans choisir l’Univers nous impose
Une intrépide virée, là où on entrepose
Des dossiers oubliés et des gros sacs de nœuds
Qu’on redécouvre pantois…Quel instant migraineux!

Vous voulez vous enfuir mais la porte se referme
Et hélas ce n’est pas un vulgaire escape game
Considérez l’aventure comme une chance inespérée
Et à la fin de l’épreuve, vous trouverez la Clef!

Vous êtes un peu inquiet et au bord de la colère
Dans la pièce il fait sombre, la seule source de lumière
Est celle de l’espoir, dans vos yeux qui auscultent
Qui cherchent la sortie, que votre esprit occulte.

Dans ces sacs de nœuds il faut trouver le fil
Doucement le démêler avec des doigts agiles
Jusqu’à tenir en main un passé dénoué
Qu’ainsi ce fil serve au futur à tisser.

Vous êtes sur la bonne voie; la pièce mystérieuse
Prend enfin plus de sens, devient plus lumineuse.
Quelque part sur un mur, un poussiéreux miroir
Il n’est point banal; sa glace est en obsidienne noire.

D’un regard curieux vous vous en approchez
Essayant de décoder ses reflets abstraits
Sans comprendre pourquoi, vous vous trouvez ému
Sentant en votre sein que quelque chose remue.

Là cet abscons tableau cherche à vous parler
Il renvoie des images avec plus de clarté
Évoque des émotions et des sujets tabous
On dirait qu’il sait tout ce qu’il y a au fond de Vous.

Il semble connaitre par cœur vos hontes et vos blessures
Que vous avez caché, non loin, derrière ce mur
Et il vous les présente sous un autre horizon
La poésie les rend belles, et leurs donne raison.

Il vous explique alors que tout ce qui est dans le cœur
À le droit d’exister, même si ce sont des peurs
Que chaque sentiment à sa justification
Et qu’il faut y porter une réelle attention.

Un puissant lien éclos de cet échange mystique
C’est qu’il vous fascine…ce miroir atypique!
Vous avez presque envie de ne plus le quitter
Car vous êtes attendris par ce qu’il a raconté.

Sur sa glace opaque, d’une tendre caresse
Vous le remercier pour cette incroyable justesse
Pour cette leçon de vie tout juste bien tombée
Un recentrage éclair dans votre Vérité.

En réponse à cela, le miroir d’un noir dense
Fait preuve à son tour d’un peu de transparence
Il laisse apparaître une image familière
Et c’est votre reflet…derrière la poussière.

Vous parliez à vous même, à votre chère Âme
Sans vous rendre compte de cette jolie trame
Et cette pièce, d’abord sombre, finalement lieu d’initiation
Est à l’intérieur de vous, on l’appelle Introspection.

La Voie

Naviguer dans l’Abîme de nos obscures questionnements
Y chercher la Lumière et trouver en chemin
D’autres interrogations, bon nombre de raisonnements
Interminable est la quête, on y avance sans fin.

Il faut faire parait-il, des théories, des choix
Pour donner quelque sens à ce Grand Mystère
Nous cherchons à tue-tête mais nous oublions parfois
Que nous avons sous le nez les Sept lois de l’Univers.

Mais l’Homme par nature veut saisir le sauvage
Il aspire à mettre en boîte l’insaisissable cosmos
Pour l’observer, l’étudier tel un oiseau en cage,
Et contrôler chaque instant en défiant Chronos.

Insatiable il court toujours à la conquête de l’Or
Oubliant le doux rythme du tambour du Cœur
À force d’échecs et d’épuisement il percutera alors
Que cette pierre de Soleil brûle en son intérieur.

Quand il aura acquis qu’il ne faut point courir
Et que les Clefs sont là juste à portée de main
Qu’un regard vers le ciel lui permettra de se dire
Que la richesse du Monde demeure en son sein

Il retrouvera sa place auprès des sœurs Étoiles
Enfin apaisé d’avoir trouvé la lumière
Aligné, transparent, débarrassé de ce voile
Qui éloigne de l’évidence, nous enferme dans la matière…

La danse des Cycles

Ce soir le Macrocosme peint un tableau subtile;
La Lune bientôt pleine, s’apprête pour le Cancer
Tandis que le Soleil, rêve de leur idylle
Elle se fera désirer dans l’ombre de la Terre.

L’alignement des Astres à lire comme un présage?
Quelques leçons de vie, le Cosmos nous chante
Et peut-être jusqu’à comprendre en l’Eclipse un message
Soyons bien attentifs, cette nuit sera parlante.

« Ce qui est en Haut est comme ce qui est en Bas »
Nous le rappelle Hermes, le Messager des Dieux
Alors préparons nous, ce soir c’est le Sabbat
À enfiler nos ailes, à regarder les Cieux.

Dans ces moment cycliques où l’Univers s’impose
Nos corps tels des paquebots perdent souvent la boussole
Les émotions chavirent parfois pour peu de chose
Tout comme il en faut peu, pour que l’on se console.

Car nos Eaux intérieures, à l’image de la marée
Se mouvent, se balancent sous la gravité
Par les lois de ce Monde nous sommes influencés
Mais sachez que la Nature a tout bien calculé.

Et nous funambulons sur la corde sensible
La tête dans la Lune comme Pierrot, Colombine
Si on prenait exemple pour trouver l’équilibre
Comme les plantes en Hiver, redescendre aux racines.

Au lieu de se courber, redressons notre échine
Ouvrons en grand les bras, accueillons le changement
Préparer le terrain, retirer les épines
Qu’on a nous même planté, la plus part du temps.

Enlevons ces pansements qui ne font que cacher
Des plaies parfois si belles et qui font qui nous sommes
Accepter la mouvance et laisser s’exprimer
Comme les Corps célestes, nos corps et leurs symptômes.

En ces jours décisifs, l’étonnante carte du Ciel
Nous invite à danser pour éviter la chute
Alors nous ferions bien de prendre ses conseils
D’accompagner le mouvement, d’abandonner la lutte.

Laissons un peu ouvertes les portes que l’on redoute
Qui nous mèneront certes, on ne sait où demain
Ne pas sans cesse fuir, l’inconnu qui déroute
Et se laisser porter, faire confiance au Destin…

La petite histoire de l’Ego

L’Ego, capitaine de nos vies est un fier conquérant
Prêt à museler l’Âme pour garder le dictât
Il use de ses pouvoirs pour être au premier rang
Et défile fièrement dans ses beaux apparats.

L’Ego est une armure mais elle n’est pas sans faille
Un poignard dans le mille; elle se brise comme du verre
On recolle les morceaux, on en fait un vitrail
Pour cacher ses faiblesses au reste de l’Univers.

Mais lorsque l’on retire, ce masque qui nous enferme
Souvent on entrevoit un amas de blessures
C’est bien cet Ego qui nous permet à terme
De garder le dos droit et de faire bonne figure.

Certains trouvent agréable de marcher dans son ombre
De se laisser porter par ce Moi imposteur
D’autres ignorent son manège et l’emportent dans leur tombe
Moi j’aimerais le dissoudre et libérer les rancœurs.

Dans chaque recoin l’Ego sait se cacher
Dans l’Esprit, dans le Corps il dépose ses scories
Mais comme toute matière on peut le purifier
Le rendre lumineux, grâce à l’Alchimie!

Stephen Mackey